Fabienne Marsaudon Partager d’autres chansons

Il fallait bien deux chroniques pour rendre compte d’un double CD. Nous continuons donc à partager les dernières chansons de Fabienne Marsaudon enregistrées avec Michel Précastelli et l’Orchestre Philarmonique de Bohême du Sud, dans ce double album intitulé "Océanes"

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Titres diffusés, interprétés par Fabienne Marsaudon :

1. Heures insulaires (Fabienne Marsaudon - Michel Précastelli)
2. Esprit d’aventure (Fabienne Marsaudon - Michel Précastelli)

Texte de Heures insulaires

Aux souvenirs d’enfance de la petite maison de Port Hallan - Belle Ile en Mer

L’embarcadère, le bateau blanc
La mer, notre île, les goélands Le port, les embruns, le grand vent
La promesse de vivre hors du temps

Nous étions chez nous sous les toits
Ici l’océan faisait loi
Aux fenêtres passaient des bateaux
Ils étaient vivants nos tableaux…

Autour de nous partout la mer
Que j’aimais nos heures insulaires !
Les bruits du monde pour un moment
N’arrivaient plus du continent

Sur les falaises, notre sentier
Chemin faisant dans la beauté,
Ensemble sans parler, on marchait
Mes pas dans les tiens suffisaient

Nous étions chez nous, même si
Nous venions de bien loin d’ici
Nous goûtions un temps parsemé
De précieux bonheurs buissonniers

Autour de nous chantait la mer
Que j’aimais nos heures insulaires !
Et nos vies entre parenthèse
Bercées de vagues qui apaisent

Les beaux matins, plage déserte
Le sable fin et les eaux vertes
Nous plongions dans la transparence
Et nager devenait une danse

Nous sortions des vagues baptisés,
Elles avaient su nous délivrer
De nos inutiles fardeaux
Abandonnés dans les rouleaux…

Autour de nous souriait la mer
Que j’aimais nos heures insulaires
Je donnais des noms aux rochers
Qu’un vent-artiste avait sculpté

L’embarcadère, le bateau blanc
L’île s’éloignant, le continent
Comme une sentinelle qui attend
Et à peine sur le quai, nous reprend

Où s’en vont ces moments bénis
Où notre île nous avait choisis ?
Ma mémoire comme un coquillage
Garde le chant de nos voyages

Confiées au silence de la mer
Que j’aimais ces heures insulaires
Leur lumière si particulière
Demeure un merveilleux mystère

Comme dans ces jeux des goélands
Nous volions, frôlant l’océan
Que j’aimais ces heures insulaires
Aussi éternelles qu’éphémères

Un même souffle sur nos ailes
Aussi éphémère qu’éternel…

23 Novembre 2015

Chanson associée à cet extrait d’une lettre de Rilke à Lou Andréas Salomé

Munich, 8 Juin 1897
« Ce fut une de ces heures rares. De telles heures sont comme un îlot entouré d’épaisses floraisons :les vagues respirent tout doucement derrière ces remparts printaniers et pas une nacelle ne remonte du passé, pas une ne veut continuer en direction de l’avenir. Qu’il y ait ensuite un retour au quotidien ne peut nuire à ces heures insulaires. Elles restent détachées de toutes les autres, comme vécues à un niveau plus élevé de l’être »

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