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EASY RIDER : L’entretien avec MUDHONEY EASY RIDER

Hello ! Lors du passage de MUDHONEY à Lille à L’Aéronef le 23 mai 2015, Sylvain d’Easy Rider en compagnie de Bertrand L. (feu Presto) s’entretiennent avec Mark Arm et Steve Turner

Voici la traduction de l’interview du groupe de Seattle, traduite en français... Pour les balèzes en anglais, vous pouvez écouter le fichier son en cliquant ICI

Quand vous avez débuté Mudhoney en 1988, écoutiez vous des groupes qui existaient depuis plus de 25 ans ?

  • ST : En 1988 j’étais obsédé par les groupes de 1966, le garage punk. Et le groupes de la première vague punk-rock de 75/77.

Qu écoutiez-vous à l’époque ?

  • MA : Des trucs de 1968/69, comme Blue Cheer, Les Stooges, le MC5…
  • ST : J’aime les groupes des années à « deux chiffres » (double digit) de 1966, 1977…
  • MA : c’est un trouble compulsif, une vrai maladie. C’est aussi pour cela que le meilleur groupe de tous les temps est de 1988 !!!

Pensiez-vous que vous étiez fait pour durer à l’époque ?

MA : Non pas du tout, nous ce qu’on voulait c’était sortir un single. Prouver que l’on a existé…
ST : On n’avait pas de but précis. C’était le début de Sub Pop et on avait pas mal de potes qui bossaient pour eux (…) & ils nous ont dit « faites quelque chose…sortez un truc ». Donc avant même d’avoir commencé réellement Mudhoney , on savait que l’on pouvait sortir un truc.
MA : On a eu beaucoup de chance à l’époque, contrairement à d’autres groupes…
ST : On n’a pas eu à avancer de fric

PFM : C’était parce qu’on était à Seattle et que quelque chose était en train de se passer ?

ST : C’était juste le début pour nous. On avait un petit succès local avec Green River et puis on a décidé de fonder un groupe avec Matt des Melvins et Dan Peters à la batterie. Les gens nous ont pris au sérieux et se sont dit « ça va être cool ». et voilà comment tout à commencé, plutôt facilement.

Et maintenant ça vous fait quoi d’être devenu vous même une référence

MA : Mais c’est qui les groupes qu’on a influencé ?
ST : Ah si, peut-être Monster Magnet des débuts ?
MA : Ouais, mais ils ont commencé en même temps que nous !!!
ST : Mais c’était des fans absolus de Blue Cheer comme nous.

S’il n’y avait pas eu cette appellation « grunge », dans quel courant musical de l’époque vous seriez-vous inscrits ?

MA : on jouait simplement du punk-rock
ST : on faisait des reprises, plutôt grungie pop-rock
MA : ouais mais attention à ne pas confondre avec un slickie popie punk band !!!
ST : mais le punk a tellement changé de visages à travers les époques et les modes. Certains portaient des crêtes et tout le truc. Nous on venait de la scène hard-core. Et c’était un truc anti-mode/no-fashion : les cheveux longs dégueux, les bonnets, les chemises en flanelle à carreaux, les Converse et un skateboard. Et d’un coup c’est devenu une mode…jusqu’en Australie (ndlr : où le port du bonnet et de la chemise en flanelle est peu approprié)

Dans la scène actuelle, en qui vous reconnaissez-vous ?

ST : J’aime bien Hot Lunch de San Francisco…les groupes de chez Sub Pop…
MA : Pissed Jeans, Hobbits (qui viennent de se séparer)
ST : j’adore les Spits de Seattle, ils sont …
MA : attardés mentaux !!!
ST : Y’en a plein en fait…
MA : Ouais comme les Red Hot Chili Peppers qui sont toujours aussi bons (rires+++)
ST : C’est vrai et j’espère que Bush va sortir un nouvel album !!!
MA : Fait gaffe ils pourraient le faire !!!

Quel est votre secret pour durer (ensemble) et garder cette fraicheur ?

MA : une douche tous les jours
QT : la douche d’aujourd’hui était sympa
MA : on aime juste tous la musique que nous jouons. Et puis on s’apprécie, on se connait depuis longtemps (…) et puis on se fait rire, on se marre bien ensemble…c’est le secret d’un mariage heureux !!!
ST : Et puis on aime tout faire faire ensemble. On est un peu comme un gang.
MA : En tournée on se sépare rarement…
ST : Sauf quand je dois trouver du tofu !!!

Votre dernier album date de 2013 ? Quelque chose en préparation ? Des nouveaux titres ce soir ?

ST : On a quelques chansons, on travaille sur des trucs..encore rien de bien sérieux
MA : le début de quelque chose…
Comment convaincre le jeune public de l’intérêt d’acheter des disques et si possible les votre ?

ST : Franchement je n’essayerai même pas. Les kids trouvent que c’est cool.

PFM : De tout avoir gratos ?

ST : Oui, mais ils apprécient aussi les vinyls. Moi j’ai un ado à la maison et je ne me vois pas le convaincre de quoi que ce soit en musique…il fait ses choix…son groupe préféré c’est Soundgarden !!! Mais il vient à peine de découvrir Alice Cooper et les Stooges…
MA : T’inquiète pas , ça va s’améliorer alors…
ST : Oui mais il déteste la folk qu’on écoute avec sa mère !
Vous avez été des acteurs de l’explosion de la scène indépendante US. Que regard portez-vous sur son évolution ?
ST : Tu sais nous on est issus d’un continuum du punk-rock. L’indie rock pour moi c’est un peu la foire…tu vois j’aime beaucoup un groupe comme Beat Happening…mais des fois ils se sont un peu fourvoyés.
MA : Moi je peux dire que je joue dans un groupe indépendant mais je ne fais pas partie de la scène indie…je dirai plutôt underground. L’indie rock c’est devenu un son et ce son tu le retrouves chez des groupes qui vendent à mort et qui n’ont rien d’indépendant comme Death Cab For Cutie , Postal Service, les Decemberists et moi j’ai rien à voir avec eux. Nous restons un punk rock band.

Vous appréciez les projets parallèles : The New Strychnines, Monkeywrench...d’autres récréations en perspective ?

MA : On a fait pas mal de trucs & on continue à en faire
ST : J’ai un groupe à Portland où je vis aujourd’hui, The Phantom Ships…et 5 singles vont bientôt sortir en vinyl notamment…dans les mois à venir…en édition limitée.
MA : une production raisonnée

Vous appréciez également particulièrement Kim Salmon (cf LP KIM SALMON AND THE GUYS FROM MUDHONEY et Tribute au Scientists) Quelque chose à voir avec votre bassiste australien Guy Maddison ?

ST : Non, on a rencontré Guy en 1999 à Seattle. Ensuite Guy et 75% de ses amis musiciens ont aussi déménagé à Seattle. Une véritable Australian Invasion !!!
MA : Kim Salmon on l’a rencontré en 95/95…on jouait au Big Day Out (ndlr : LE festival australien) et lui jouait avec les Beasts Of Bourbon. Et puis on a joué avec les Surrealists en Australie…et les Beasts of Bourbon sont venus jouer à Seattle.
ST : on reste des fans absolus des Scientits…une influence majeure pour nous.
MA : euh…j’ai du mal à me souvenirs des concerts avec les Beasts of Bourbon. On est beaucoup sorti ensemble, c’était souvent compliqué…le seul concert dont je me souvienne était à chier, on était trop déchirés…et je veux oublier tout ça (rire)

Pourquoi le live est vital pour Mudhoney ?

ST : On tourne pas tant que ça tu sais…
MA : On essaie de venir en Europe une fois par an
ST : C’est le côté fun de ce boulot…
MA : C’est aussi le contact avec le public. Le plus le public est réceptif, plus on réagie sur scène (…) Si on sort un nouvel album, je m’en fout des critiques. Mais quand tu joues tes morceaux live, tu ne peux pas faire semblant.

Vous pouvez nous dire quelques mots sur le documentaire « I’m now » sur Mudhoney ?

MA : C’est un documentaire…sur nous…avec nous…filmé avec nous…on est dedans…la musique est de nous.
ST : Je suis un peu embarrassé d’en parler, parce que c’est de nous dont-il s’agit…je me sens un peu comme ce groupe de heavy metal , Anvil, sur qui il y a eu aussi un documentaire…à part que l’on fait des plus petites tournées et qu’on vend moins de disques.
MA : Moi je crois surtout que l’on fait de la bien meilleure musique qu’Anvil !!!
La vie en dehors de Mudhoney c’est comment ?
ST & MA : tu sais on bosse depuis une quinzaine d’années, 3 d’entre nous ont des enfants, un boulot, des hobbies…une vraie vie en fait.

Mudhoney dans 25 ans ? Intronisé au Rock’n’Roll Hall Of Fame par Lemmy Killmister ?

MA : Par Lemmy ?! Dans 25 ans ?! je serai surpris…et puis je suis pas sur que toutes les personnes dont tu parles soient encore en vie dans 25 ans. Certaines peut-être (ndlr Lemmy probablement). Mais Lemmy est plus vieux que nous et il a un mode de vie assez rude. Il fait du diabète aujourd’hui. Mais il est toujours en vie.
ST :Dans 25 ans…
MA : Mettons le cerveau de Lemmy dans un bocal avec les drogues et le whisky.

Quel est selon vous le Sub pop du XXI siècle ?

ST : Burger Records. Sont vraiment forts. Aussi bien sur les rééditions que les nouveautés.
MA : Et ils sont mieux organisés que Sub Pop à ses débuts.

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